Juan Carlos Martínez-Piva, Conseiller commercial de l’Association des Etats de la Caraïbe, l'avait compris. On ne peut pas négocier d'accord de libéralisation du commerce sans tenir compte de questions non commerciales.
Comment nos gouvernements pourraient-ils y échapper ? La société civile a de plus en plus de poids sur eux. Même la vénérable Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) se penchent sur le phénomène. Stratégies de communication obligent. Doit-on s'en réjouir ou s'en désoler ?
Peu importe. Il arrive que les communicateurs forcent les décideurs à se poser les bonnes questions.
Peut-être sentent-ils la force de ces parcelles de convergence autour de quelques valeurs communes à notre humanité qu'évoquait, au Forum social mondial de 2002, Juan Somavia, Directeur général de l'Organisation internationale du travail
:
Il y a une autre forme de mondialisation
, une mondialisation équitable
à laquelle nous aspirons tous.
Cette mondialisation est fondée sur le principe de la solidarité humaine dans un cadre de diversité culturelle, de liberté, d’égalité et de justice sociale.
Ce jeu des contrepoids internationaux au nivellement par le bas n'est pas le fruit du hazard. Dans ce qui ressemble à une réédition de l'exploit de David contre Goliath, le mouvement altermondial, avec parfois beaucoup de naïveté, fait réfléchir, agir, dire, même fléchir.
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